Vivre avec la peur de la prochaine crise d'endométriose… et apprendre à s’en libérer
- Angélina Mattel

- 24 févr.
- 5 min de lecture
Il y a la douleur.
Et puis il y a l’attente de la douleur. La peur de la prochaine crise d'endométriose.
Quand on est atteinte d’endométriose, on ne vit pas seulement avec des douleurs pelviennes, de la fatigue ou des règles hémorragiques.

On vit avec cette petite voix intérieure qui murmure :
“Ça va recommencer.”
“Je sais que la semaine prochaine sera difficile.”
“Et si ma crise démarre pendant cette réunion ?”
Cette peur porte un nom : l’anxiété d’anticipation. Et elle fait partie du quotidien de nombreuses femmes que j’accompagne.
Le quotidien invisible d’une femme atteinte d’endométriose : avoir peur de la prochaine crise d'endométriose
Vivre avec l’endométriose, c’est souvent vivre en état d’alerte. C’est regarder son agenda en fonction de son cycle menstruel.
C’est calculer :
Où serai-je au 2ᵉ jour de mes règles ?
Pourrai-je m’allonger si la douleur devient insupportable ?
Aurai-je accès à des toilettes facilement ?
C’est prévoir des antidouleurs dans chaque sac. C’est annuler au dernier moment. C’est culpabiliser. C’est s’excuser encore. Encore et encore.
Mais surtout, c’est ressentir ce tiraillement intérieur permanent : le corps qui fatigue… et l’esprit qui ne lâche rien. À force, on ne se sent plus libre. On se sent dépendante de son cycle, prisonnière de son propre corps.
Comment naît l’anxiété d’anticipation ?
Le cerveau apprend très vite. Quand une période du cycle est associée à une douleur intense, il enregistre cette expérience comme un danger. Alors, à l’approche de cette période, il déclenche l’alerte. Même si la douleur n’est pas encore là.

Le corps se contracte, la respiration devient plus courte, le sommeil se fragilise et les pensées s’emballent. Ce mécanisme est profondément humain : il cherche à protéger.
Mais dans le cas de l’endométriose, il entretient un cercle épuisant :
J’anticipe la douleur
Mon corps se tend
La tension augmente la sensibilité
La douleur semble plus forte
La peur se confirme

On ne souffre plus seulement pendant la crise.
On souffre avant.
Parfois plusieurs jours avant.
L’impact sur le corps, l’esprit et l’équilibre émotionnel
Vivre dans cette anticipation permanente, c’est vivre avec :
une fatigue chronique amplifiée
une hypersensibilité émotionnelle
une irritabilité difficile à comprendre
une sensation d’être “à fleur de peau”
Certaines femmes finissent par organiser toute leur vie autour de la maladie : elles réduisent leurs engagements, évitent les projets, s’isolent parfois, voire souvent.
Petit à petit, la confiance en leur corps s’effrite. Et avec elle, la confiance en elles-mêmes.

Là où la sophrologie change quelque chose
La sophrologie n’efface pas l’endométriose. Elle ne nie pas la réalité de la douleur. Mais elle transforme la relation que l’on entretient avec elle.
Apaiser le système nerveux
À travers la respiration, les mouvements doux et la détente guidée, le corps réapprend à sortir de l’état d’alerte. Il découvre qu’il peut relâcher, même si tout n’est pas parfait. Même si le cycle continue. Quand le système nerveux s’apaise, la douleur peut devenir moins envahissante.
Diminuer l’anxiété d’anticipation
En séance, nous travaillons souvent sur la projection. Non pas pour imaginer “que tout ira bien”, mais pour se voir capable de traverser la période redoutée.
Se sentir actrice. Ressentir des ressources, ses propres ressources. Réintroduire de la sécurité intérieure dans notre monde intérieur.
Le cerveau apprend alors une nouvelle association :
"Je peux vivre cette période autrement."
Se réconcilier avec son corps
Quand on souffre depuis longtemps, on peut entrer en lutte contre son corps.
La sophrologie propose un autre chemin : celui de l’écoute, de l’accueil, de l’ajustement.
Cela ne signifie pas tout accepter passivement. Cela signifie sortir de la guerre intérieure.
Et cette sortie de lutte change profondément l’équilibre émotionnel.
Retrouver de l’espace
Ce que j’observe chez les femmes que j’accompagne, ce n’est pas une disparition magique des symptômes.
C’est autre chose.
“Je redoute moins.”
“Je me sens plus solide intérieurement.”
“Je me laisse plus de douceur.”
“Je ne suis plus uniquement définie par ma maladie.”
Et cet espace retrouvé est immense.
Parce que vivre avec l’endométriose est déjà un défi. Vivre en permanence dans la peur de la prochaine crise l’est encore plus.
La sophrologie offre un espace pour déposer cette peur. Pour respirer à nouveau. Pour réhabiter son corps avec plus de sécurité. Et, peu à peu, pour ne plus laisser l’anticipation gouverner toute sa vie.
Et si vous n’aviez plus à traverser cela seule ?
Si vous vous reconnaissez dans ces mots, peut-être que vous vivez vous aussi :
cette peur silencieuse à l’approche des règles
cette tension qui monte sans que vous ne puissiez l’empêcher
cette fatigue d’être toujours en train d’anticiper
Je veux vous dire une chose essentielle : votre anxiété n’est pas un défaut. Elle est le signe que votre corps et votre esprit ont essayé, du mieux possible, de vous protéger.
Mais vous n’êtes pas obligée de rester seule avec cela.

Dans mon cabinet, j’accompagne des femmes atteintes d’endométriose qui souhaitent :
apaiser leur anxiété d’anticipation
mieux vivre les crises
retrouver de la sécurité intérieure
se réconcilier avec leur corps
sortir de l’hypervigilance permanente
Chaque accompagnement est personnalisé, respectueux de votre rythme, de votre histoire et de votre réalité médicale.
Et parce que la fatigue, la douleur ou l’éloignement géographique peuvent compliquer les déplacements, je propose également un accompagnement en visio. Vous pouvez ainsi pratiquer depuis un espace sécurisant, chez vous, tout en bénéficiant d’un cadre structurant et d’une présence soutenante.
Un accompagnement dédié aux adolescentes atteintes d’endométriose
L’endométriose peut débuter très tôt. Pour une adolescente, vivre des douleurs intenses, manquer l’école, se sentir “différente” ou incomprise peut fragiliser profondément l’estime de soi.
C’est pourquoi je propose également des séances pour les adolescentes, accompagnées d’un parent — souvent leur mère.
Que la mère soit elle-même atteinte d’endométriose ou qu’elle souhaite simplement mieux comprendre et soutenir sa fille, ces séances permettent :
d’ouvrir un espace de dialogue apaisé
d’apprendre des outils concrets pour gérer les crises
de diminuer la peur et l’isolement
de renforcer le lien mère-fille
de transformer une épreuve en expérience de soutien mutuel
Parce qu’apprendre à traverser la douleur ensemble peut devenir un véritable levier de connexion et de confiance.
L’endométriose fait partie de votre vie.
Mais elle ne doit pas définir toute votre existence.
La sophrologie est un chemin vers plus de douceur, de stabilité et de sécurité intérieure.
Un chemin pour ne plus laisser la peur de la prochaine crise décider de vos choix.
Si vous ressentez que c’est le moment pour vous d’être accompagnée, je serai honorée de vous accueillir, à mon cabinet de sophrologie à Auch (Gers) ou à distance, pour avancer, pas à pas, vers un quotidien plus apaisé.
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